Répondre au commentaire

Le rapport formel de la marche "Libre Ensemble" présenté au Comité ce 31 janvier



IMG_0181_redimensionner.JPG

Compte rendu

Dans le cadre de ses activités 2010, l'Association Compostelle Cordoue a organisé en Espagne du 15/10 au 25/11 une marche intitulée « Libre Ensemble. » En mille kilomètres, elle a traversé les régions autonomes de Galice, de Castille et Léon, d’Estrémadure et d’Andalousie, reliant ainsi deux villes prestigieuses, symboles de la construction européenne. Saint-Jacques-de-Compostelle - la pèlerine - et Cordoue - la conviviale.

La marche a naturellement suivi le tracé des « Itinéraires Culturels Européens » de ces régions : la Via de la Plata et le Camino Mozarabe. L’un et l’autre sont des chemins bien balisés, entretenus et équipés, mais assez exigeants à cette période de l’année et surtout rendus difficiles car franchis à contre sens du balisage. L’arrivée à Cordoue le 25 novembre coïncidait avec le jour de l'ouverture du colloque inter traditions.

L’organisation et la préparation logistique en mai et septembre 2010, avait conduit à contacter, tout au long du parcours, les partenaires tels que offices de tourisme, municipalités, mouvements scouts et associations jacquaires. Deux cents documents - double page couleur A4 - décrivant les motivations, dates et horaires de la marche et du colloque avaient notamment été déposés dans les cinquante « Albergue del Peregrino » aménagées tout au long du parcours. Mais il convient de mentionner particulièrement le partenariat stratégique et logistique de la « Asociación de Amigos del Camino de Santiago en Córdoba » et de la « Delegación Provincial Scouts de Andalucia » qui ont été jusqu’à solliciter l’armée pour du matériel de bivouac.

Concrètement, deux pèlerins très expérimentés, ont parcouru la totalité du chemin jusqu'à Cordoue. Deux autres pèlerins, les avaient accompagnés au départ de Compostelle pendant une et deux semaines. Vingt autres, français et suisses, les ont rejoints à Mérida pour les soutenir et surtout pour effectuer leur propre expérience sur les 240 derniers kilomètres du parcours, le long du célèbre Camino Mozarabe.

Enfin une vingtaine de scouts, missionnés par tous les mouvements scouts européens, porteurs de « La Flamme de l’Espoir » les ont accompagnés lors de la dernière étape jusqu’au Ponte Romano sur le Guadalquivir. Des scouts marocains s’étaient également joints à la caravane. Pour tous, cette marche a constitué une expérience unique, difficile à certains moments, mais ô combien fertile : l’expérience du « vivre ensemble » au-delà des générations, des nationalités et des traditions culturelles et religieuses.

L’accueil au pied de la Tour de la Calahorra par les responsables de la Fondacion Paradigma Cordoba et par la presse s’est fait aux sons des gaïtas galiciennes et des youyous marocains. Au-delà des discours et multiples accolades fraternelles, l’étonnement et l’émotion du public cordouan était palpable.

Aujourd’hui, tous se réjouissent d’avoir risqué l’inconfort des nuitées en groupe sous tentes et dans les gymnases. D’avoir osé la marche les yeux fermés et la main posée sur le sac de celui qui le précède. D’avoir expérimenté les mêmes peurs, les mêmes froids matinaux. D’avoir pactisé avec les mêmes gués, les mêmes pluies, les mêmes boues, les mêmes fatigues. Les mêmes sourires, les mêmes appétits, les mêmes joies. Les mêmes ciels.

Assurément, chacun ne pourra plus jamais ignorer l’autre. Ni l'insulter, encore moins le combattre. Assurément d’autres projets, d’autres ambitions, d’autres chemins européens de « Compréhension et de Dialogue » ont germé dans les cœurs.

Deux actes hautement symboliques ont parachevés cet évènement peu ordinaire : la charte du « Libre Ensemble » a été solennellement proclamée devant les flots du Guadalquivir. Et une poignée de terre provenant d’Emmaüs en Palestine y a été dispersée en faisant le vœu que l’Esprit de Compréhension et de Dialogue se transmette à toute l’humanité à travers le fleuve et les océans.

Charte du Libre Ensemble

Je déclare le droit de tous les êtres humains à user de leurs jambes.
Je déclare le droit de chacun à prendre son chemin, son bâton et son envol.
Je déclare les oiseaux, les fleurs, le soleil, la pluie et le vent "patrimoine de l'humanité".
Je déclare la marche pèlerine "patrimoine de l'humanité".
Je déclare le droit pour tout être humain à vivre debout. Même dans un fauteuil.
Je m'engage à oser le chemin,
A oser le risque de la chute. Et de la main tendue.
A oser le partage. Et la démesure.
A oser le manque, la soif, la solitude.
A oser la complétude, la satiété, la rencontre.
A oser l'unité avec la terre, les habitants, les animaux, les espaces

Presse :
Diario Cordoba - 22/11/2010 - http://www.diariocordoba.com/noticias/noticia.asp?pkid=598896
El Dia de Cordoba - 26/11/2010 – p 27

Répondre

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.