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Lettre à la candidate FI



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Anne Savigneux m'avait accompagné quelques jours durant ma marche d'indignation en juin 2015 entre Drancy et Pont-de-Beauvoisin, indignation vis à vis de Mr Le Pen "notre "élu" Rhône-Alpes au parlement européen. Aujourd'hui Anne envoie cette lettre ouverte à la candidate de France Insoumise de "ma" circonscription, Isère N°1 et J'AI SIGNE CETTE LETTRE. AW
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Lettre ouverte à Elsa Regis
Aux candidats « La France insoumise » de l’Isère

Chère Mademoiselle,

Vous êtes semble-t-il la plus jeune candidate de France. Et vous portez les couleurs de « La France insoumise », un beau titre.
Oui, il faut une opposition. Et dans cette recomposition, j’aurais pu être tentée, malgré mes réserves sur la position européenne de Jean-Luc Mélenchon, de glisser dans l’urne un bulletin pour l’un d’entre vous.

Je ne le ferai pas, et je tenais à vous dire ce que je n’ai pas accepté.
Le Ni-Ni m’est resté au travers de la gorge. Car ce Ni-Ni qui met sur le même plan Marine Le Pen et Emmanuel Macron, ce ni-ni pourrait nous faire accroire que c’est pareil, vivre dans un pays totalitaire et vivre en démocratie, que c’est pareil vivre dans une société fondée sur la discrimination, la hiérarchisation, et pour finir l’exclusion, avec des relents de sinistre mémoire, et vivre dans un système libéral.

Je n’ai pas plus accepté les envolées du tribun Mélenchon sur « le banquier », ou « l’extrême-finance », qui appuyaient sur des ressorts populistes ô combien pernicieux, faisant appel à un imaginaire anti-banque ayant conduit au pire des totalitarismes, et hélas réutilisé dans les arguments de campagne de l’extrême-droite comme d’une certaine droite. Je n’ai pas plus apprécié que Monsieur Mélenchon n’ait pas signé la Charte antiraciste proposée à tous les candidats par la Licra. A ce jour, les candidats La France insoumise de l’Isère ne l’ont pas signée non plus. Cela, particulièrement, me fait froid dans le dos.

Et que l’on ne me dise pas que je parle du haut de ma classe d’âge comme de ma classe sociale, je ferais partie des « élites bénéficiaires de la mondialisation ». ( ?) Mais la génération du baby-boom à qui il est tant reproché a sans doute aussi une hypersensibilité au « plus jamais ça ». Et j’assume.

Il est des moments où il faut tenir sur des valeurs. Je regrette que monsieur Mélenchon ne l’ait pas fait.

Comme je regrette que vous n’ayez pas encore signé la charte antiraciste proposée par la Licra. Dans les années 30, en Allemagne, les communistes voyaient comme ennemis prioritaires les sociaux-démocrates. On connait la suite, réfléchissons-y.

Anne Savigneux, militante associative 7 juin 2017

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