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Kriya Yoga –Bhagavad-Gita – 6 – AW 2019 02 25



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Textes
1 Bagavad-Gita : Chant II V 34 – 36
Pour toujours, les hommes de bien parleront de ton déshonneur. Pour l’homme d’honneur ce destin est pire que la mort.
Tous ces grands héros penseront que la peur t’a fait déserter ; et tous ceux qui t’ont estimé te mépriseront désormais.
Tes ennemis riront de toi ; « Le puissant Arjuna - ce brave – il a décampé comme un chien » Est-il plus cuisant déshonneur.
2 Yoga Sutra II 9
Le moi a peur de mourir. Cela est profondément enraciné en tout homme, même chez le savant.

Commentaires
BG II – 34 à 36 : Oui à la vie
La vie incarnée n’est qu’impermanence. Le changement est inévitable. Pour Krishna, le refus de changer ramènerait Arjuna à la condition d’un chien. Pour inviter Arjuna à combattre sans peur du changement, Krishna en appelle son honneur d’être humain.
La vie est un combat. Comme Arjuna, nous refusons la mort au nom du rejet de la souffrance. En fait la peur de la souffrance nous amène à déserter la vie. La souffrance du « ne pas changer » est pire que celle du « changer »

YS II 9 Abhinivesha – le refus de la perte, refus du deuil –
C’est le cinquième est dernier des Klesha (source d’agitation, cause de perturbation).
Après le désir (raga) et le rejet (dvesha), voici le refus du deuil, abhinivesha, l’attachement, le ne pas quitter, ne pas perdre, ne pas lâcher prise. Bien sûr il y a le refus ultime du deuil du corps, mais aussi tous les refus de deuil de toutes nos relations, de toutes nos identités, individuelles ou collectives.
Abhinivesha, le conservatisme, peur du changement, défense de la forteresse, accrochement à son pré carré, la peur de la mort.

La souffrance n’est pas liée au deuil, mais au refus du deuil Abhinivesha. Le refus crée la souffrance. Puis par le refus de la souffrance commence le cercle infernal de la souffrance.
A la fois la plus inéluctable et la plus ridicule des stratégies de refus (dvesha), c’est le refus de la mort du corps. Ce n’est rien d’autre que le moi, asmita. Asmita se croit séparé, il n’a d’autres ressources que lui-même et, donc, il refuse de mourir.

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