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Kriya Yoga –Bhagavad-Gita – 7 – AW 2019 03 11 –



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1 BG : Chant II V 7, 14 et 18
Lorsque la vertu s’affaiblit et que menace le chaos, je m’incarne en corps humain et me manifeste ici-bas (7). L’action ne peut me souiller car son résultat m’indiffère. Tous ceux qui comprennent cela ne sont pas liés à leurs actes (14). Celui qui perçoit l’inaction au cœur de l’action et l’action au cœur de l’inaction, ce sage agit dans l’esprit du yoga (18).

2 YS II 10
Les causes potentielles de perturbations se débusquent en regardant ce qui les a créés (10). Autre traduction : « Quand les causes de souffrance sont légères, on peut les éliminer en les prenant à contre-courant » ou « In subtle form, these obstacles can be destroyed by resolving them back into their primal cause [the ego] ».

Commentaires
BG II V 7, 14 et 18 l’action ou l’inaction ne sont pas souffrance. Elles sont inévitables.
Action et inaction, l’humain, l’incarné ne peut échapper à cette dualité, cette impermanence. Action et inaction relèvent de la nature de l’Homme et cela ne peut donc pas le souiller. Les cycles (solaire, lunaire, planétaire, cosmiques) forgent son ADN : Veiller et dormir. Faire et laisser faire. Agir et regarder. Produire et jouir.
Ainsi, dans le temps et dans l’espace, la vie ne se manifeste que dans l’alternance : naissance et mort, croissance et décroissance, mouvement, changement, vieillissement, arrivée et départ, construction et destruction.
Le sage est celui qui perçoit qu’on ne peut pas séparer l’action de l’inaction, qu’elles sont les deux faces de la même impermanence.
Le sage n’est pas affecté par le résultat car il sait que ce n’est pas lui qui agit, mais cette entité supérieure qui agit à travers son incarnation. Ainsi Pour Krishna, la souffrance viendrait de la croyance à un libre arbitre.

YS II 10 : La souffrance n’est pas liée au résultat, mais au refus du résultat.
Il est facile de déraciner une plante qui n’a pas encore développé de racines importantes. Il est facile d’éteindre un feu qui n’est pas encore trop enflammé. Quand les causes de souffrances sont encore faibles, on peut encore les éliminer en faisant marche-arrière, en remontant à contre-courant pour débusquer leur cause : la croyance à la séparation, la croyance à un égo responsable.
Dans la souffrance, qui souffre ? L’égo, cela qui s’approprie ce qui est, qui donc refuse le résultat. L’égo croit être l’auteur du résultat de l’action ou de la non-action. D’où la souffrance: orgueil ou culpabilité, d’où le cycle satisfaction/insatisfaction, d’où agitation du mental. Dans une vision impersonnelle, il n’y a personne qui en voudrait à un autre, il n’y a personne qui se rebellerait contre le résultat. Tout est toujours parfait.

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