Ahimsa Latifa Bienveillance 17 avril



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Je reprends le clavier depuis l'île et la ville de Lampedusa. C'est, avec la Crête, le point le plus méridional de l'UE. Son histoire est celle des peuples et des conquêtes tout autour de la Méditerranée.
A peine 110 km sépare l'île de la Tunisie et un peu plus de la Lybie, ce qui fait que aujourd'hui Lampedusa est en tête d'affiche du phénomène migratoire et que mon chemins se devait bien un petit crochet depuis la Sicile. Demain je reprends le bateau pour Agrigente et la longue marche reprendra ses droits.

D'abord temps de prière et méditation au Sanctuaire de la Madona. Ici comme dans l'église de Lampedusa on sent que les chrétiens participent fortement a l'accueil et à l'aide aux migrants.
Puis rencontre avec un artiste pas ordinaire, Francesco Tuccio. Dans le bois des bateaux échoués sur l'ile il sculpte des objets qui témoignent de l'arrivée des bateaux de migrants. Il a même exposé au British Museum.
Ce matin j'ai marché jusqu'au centro accoglienzia di migranti. C'est à environ 2km du port. Une zone sécurisée par des barbelés, forte présence militaire et policière à l'intérieur, interdiction de stationner sur les 500m de route qui y amene. Elle bordée d'une batterie de lampadaires forte puissance avec surveillance extérieure renforcée par des chiens. Vous comprendrez que je ne Je ne publierai pas de photos ici.
Par chance j'ai pu discuter devant le portail avec une jeune femme qui m'a expliqué qu'elle était psychologue et qu'elle travaillait ici pour le compte de la croix rouge qui est en fait la structure gestionnaire du site.
Les bateaux qui arrivent actuellement viennent presque tous de Tunisie. Car il y a eu des accords avec la Lybie (?) et maintenant le contrôle surveillance se fait au départ des côtes lybiennes, ce qui n'est pas du tout le cas des côtes tunisiennes. Cela confirme ce que me disait Malek il y z quinze jours à Sidi el Hanni. Il suffit d'avoir 1500 € et bcp de courage pour embarquer depuis la Tunise dans ce voyage de la mort.
Quand les bateaux arrivent les personnes sont dirigées ici vers le centre d'accueil où ils sont pris en charge à tout point de vue ... même si j'ai eu l'impression d'être devant une prison.
Le but m'a-t-elle dit est de les aider à surmonter tous les trauma et chocs du voyage. Ensuite il y a le moment du tri de ceux qui sont acceptés en Italie et ceux qui ne le sont pas. Ceux qui sont acceptes commencent ainsi une nouvelle vie dans les villes et villages italiens.

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