Kriya Yoga –Bhagavad-Gita – 4 – AW 2019 02 12



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TEXTES

1 Bagavad-Gita : Chant II v27
Krishna à Arjuna : Si tu es né tu dois mourir, si tu meurs tu dois renaitre, puisqu’on ne peut y échapper ta douleur est sans fondement.

2 Yoga Sutra II 7
Le désir de prendre (Raga) est lié à la mémoire du plaisir (7).

COMMENTAIRES

Arjuna refuse la mort. Cela veut dire Arjuna refuse d’agir. La Bagavad-Gita est écrite dans le contexte oriental d'un champ de bataille. L'action est illustrée par le combat suivi d’une mise à mort, réelle ou symbolique, externe ou interne.
C'est non compréhensible dans la culture judéo-chrétienne occidentale pour laquelle l’action chrétienne vise à la transformation sociale et/ou l'amour du prochain. L’action spirituelle occidentale consiste à éliminer l’injustice.

Raga (prendre, accumuler, posséder, être attaché ) est la nécessité d’asmita, l’égo., dont l’ultime visée est de survivre Comme il se croit seul, séparer, il doit prendre, accumuler, augmenter pour ne pas mourir. La meilleure défense c’est l’attaque. Ainsi les prises de territoires, religieux ou économiques, les prévisions et accumulations de biens matériels, les addictions aux pouvoirs, aux biens sociaux, aux capacités financières, psychologiques, intellectuels et physiques. Raga, c’est le nécessaire réflexe de renforcement de ce qui menace la survie identitaire.

Dans une perspective personnelle, de séparation, tout naturellement Arjuna refuse de tuer. Mais dans une perspective impersonnelle, non duelle, il n’y a pas de séparation ; Personne ne meurt.
Dans une perspective impersonnelle, Krishna représente la sagesse et Arjuna représente l'action. Ils sont dans le même char, i.e. les deux visions ne sont pas séparés. Krishna est paramatman (l’âme impersonnelle) et Arjuna est Jeevatman (l’âme individuelle).

La question qui nous est posée : Est-ce que celui qui veut la transformation sociale le fait par peur de sa propre souffrance devant la mort ? Ou par véritable amour de la vie ? Doit-on aimer son prochain par peur de la mort, ou par l’inconditionnel amour de la vie … (n.b. que la vie soit incarnée par toi ou moi)

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