La frontière, une reponse au koan de la dualite.



Himalaya Garwhal mai 2009

La frontière dans son essence n'a pas de volume. Elle est par nature dans la matérialité zéro. La frontière c'est le mot ordinaire qui traduit la notion mathématique de l'infiniment petit.

L'homme pesant ne fait que traverser la frontière,
l'artiste subtile vit à la frontière,
dans cet état d'équilibre où il n'est ni lui, ni l'autre.

L'art est toujours à la frontière.
C'est le lieu du guetteur, qui de par sa position
embrasse du même regard les deux rives du fleuve.

le Samsara et le Nirvana, le douloureux et le fluide
la droite et la gauche, le haut et le bas,
le beau et le laid, l'intérieur et l'extérieur,
le dedans et le dehors, le masculin et le féminin.

C'est le lieu d'espérance humanitaire,
car par nature construit sur la différence.
La frontière se vit alors comme le lieu
de la complétude, de la conscience, de la création.

C'est une évidence : nous ne sommes que transitoire.
Et pour plagier Patanjali, la souffrance viendrait
de la confusion entre le territoire et la frontière

Le sédentaire, celui qui demeure dans la perpétuité, vit en sa maison d'arrêt.
Le nomade, celui qui franchit la frontière sans arrêt, vit en affranchit perpétuel.

pistes : Quelle frontière, quelle transition, quelle pâques, quel passage ?
entre passé et futur cela s'appelle l'instant présent
entre moi et l'autre cela s'appelle le Vrai
entre terre et ciel cela s'appelle l'Homme
la naissance n'est que frontière : entre quoi et quoi ?
la mort n'est que frontière ; entre quoi et quoi ?
etc..

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