Vipassana à Dhamma Mahi



Goenka

Je devais suivre un cours de méditation Vipassana à Dhamma Mahi, dans la région d'Auxerre pendant 10 jours, du 23 février au 6 mars.
J'ai quitté ce cours au bout de trois jours.
Une semaine après, et avec le recul nécessaire, voici quelques lignes essentielles qui tentent d'exprimer pourquoi avoir quitté de manière anticipée le cours.
Ceci n'est bien sûr que mon ressenti, lié à une seule expérience. Si d'autres expériences contradictoires peuvent s'exprimer ici, you are very welcome.

1 J'étais venu assister à un stage de méditation. Je me suis retrouvé à subir un enseignement bouddhiste, dans un contexte pervers, car la clarté intellectuelle de tous les stagiaires (env 80 personnes) est affaiblie car :

2
- très peu de sommeil, peu de nourritures, confrontation au silence relationnel absolu.
- aucune confiance préalablement établie entre les participants
- ni entre les participants et le staff d'accueil ou d'enseignement,
- accueil par des mots dépersonnalisés, i.e. lecture froide 'un texte imprimé
- confiscation des objets de valeurs personnelles,
- interdiction absolue de communiquer entre stagiaires
- interdiction absolue d'échanger par le regard ou par le geste, etc ...

3
Comme dans tous lavages de cerveau, l'enseignement est froid et mécanique,
- hors de tout relationnel
- programmé comme un ordinateur,
- hors de toute humanité / convivialité
- discours ne déviant pas d'un iota de la "vérité" du maitre "bouddhiste" SN Goenka
- énoncé d'une vérité sans visage, car issue d'une voix off sur CD de SN Goenka,
- s'adressant à des stagiaires "objets" déresponsabilsés
- auxquels il est interdit de manifester toute réactivité physique ou émotionnelle, par exple pas le droit de s'étirer après deux heures d'assise.
- Le discours infantilisant du soir (SN Goenka sur CD) n'est jamais soumis à débat.

Mon expérience personnelle me fait dire ici que je ne recommande pas les méthodes d'enseignement telles que mises en œuvre à Dhamma Mahi lors de mon séjour. Elles m'apparaissent comme relevant de la manipulation et de l'abus de confiance.

Sincèrement

André Weill / http://www.andreweill.fr

mots clés: abus de faiblesse,

mots clés: abus de faiblesse, endoctrinement, séquestration, dénonciation mensongère, violence physique, narcissisme pervers manipulatoire.

DHAMMA MAHI, LA BETE AUX DEUX VISAGES
MEDITATION VIPASSANA A LA SAUCE SECTAIRE (25 mai 2017)

Laurent, biologiste, écologiste et électrotechnicien de formation, 54 ans (sain de corps et d'esprit... pas encore sénile, avec tout son discernement) et très motivé pour Vipassana, vous témoigne des faits et de son expérience, non pas de la méditation en elle-même, mais du contexte, de la méthode totalement déshumanisée et du comportement sectaire caractérisé et dangereux du centre Dhamma Mahi d'Auxerre.
En préambule, quelques points à clarifier...
- je témoigne malgré mon temps précieux en plein changement de vie et déménagement pour informer objectivement tous ceux dans l'avenir, qui comme moi, ferons un très long trajet, super motivé, croiront savoir où ils mettent les pieds après avoir "tout bien lu comme il faut" alors qu'il n'en est rien, alors qu'ils risquent de déchanter grave pour cause d'abus, de "tromperie sur la marchandise", voire de violence physique et de séquestration comme ce fut mon cas. A chaque session, un certain pourcentage s'enfuit en courant. Bien que faible, il existe néanmoins. Il n'est pas anodin et cache un malaise, pas forcément celui que l'on pense à priori ...la faiblesse d'esprit ou de volonté des dits fuyards. Qui a déjà fait des retraites ou formations et constaté des départs précoces ? Enfin, après lecture, à vous de voir finalement si vous irez ou non dans ce centre. Ce sera votre choix souverain.
- j'ai quitté Vipassana en fin de 7ème jour, non pas le 2 ou 3ème. Donc dans mon cas, pas de " comment tu peux en parler, tu n'en as pas fait l'expérience ? " etc., comme j'ai pu le voir souvent dans des forums...
- j'ai déjà fait des retraites silencieuses, jusqu'à 1 semaine, assorties de règles strictes qui ne m'ont jamais heurté ou déstabilisé. J'avais lu, relu et accepté le code de discipline de Vipassana. L'obéissance intelligente et raisonnable, dans la limite du respect le plus fondamental de la personne et du droit commun, ne me pose aucun problème (j'ai vécu par le passé en communauté chrétienne ouverte et charismatique, sans heurt ni vague...)
- j'aime et ne crains pas les expériences intenses, profondes, voire difficiles (dépassement de soi, de ses limites mentales/émotionnelles, ex. escalade libre, très haute montagne en solo que je pratiquais plus jeune, travail sur soi continu). Par contre, me faire maltraiter ou souffrir, je dis bien souffrir, inutilement, non ! C'est une question de respect de soi.
- Je pratique la méditation, à certaines périodes, jusqu'à 4 h /jour dans notre yourte. La médit ou l'introspection ne me fait donc pas peur.

Je me suis donc rendu depuis les alpes de haute Provence, ce mercredi 3 mai 2017 avec mon véhicule et 4 covoitureurs dans l'Yonne, près d'Auxerre, au centre de méditation Dhamma Mahi. L'objectif étant parfaitement défini et présenté sur le site: apprendre une technique de méditation durant 10 jours pleins, nommée Vipassana.

Contexte important à retenir:
Dans ce centre, comme vous pourrez le constater, tout est à deux visages, tout est double et retors: la parole énoncée, les écrits, les règles, même les fameux préceptes et les arrangements oraux... Contradictions et incohérences permanentes entre théorie et pratique et transgressions omniprésente de leur part, de leurs propres précieux préceptes sans aucune capacité à en prendre conscience, même en leur mettant les faits sous le nez tous les jours comme j'ai pu le faire inlassablement. Le but de Vipassana étant l'Eveil, le résultat est très inquiétant. A vous de voir la suite....
D'autre part, règle no 1, le Centre a tous les droits, d'édicter, ajouter, retrancher, appliquer, toutes les règles comme bon lui semble. Il s'arroge tous les droits sans obligation, pas même envers le droit commun français. A l'inverse, les "élèves-méditants" n'ont aucun droit ou marge de liberté, que des obligations ou interdictions.
Ces deux aspects à eux seuls très caractéristiques sont la base même de tout comportement dit "pervers narcissique manipulatoire". Ce n'est pas moi qui le dit mais les psychiatres.
Dernier point, pourquoi 'suis pas parti tel ou tel jour ? Bonne question. J'étais venu pour bosser donc je me suis accroché et aussi avec 4 covoitureurs de ma région de Provence. Pas question de leur faire faux bond, de les larguer en pleine campagne profonde à 600 km de chez eux. J'avais comme un engagement moral même si rien n'avait été défini pour le retour.
Passons au faits.

Les faits:
Arrivée le soir
Il nous est demandé gentiment de nous départir de tout objet personnel "pouvant nous distraire", à savoir téléphone portable, portefeuille, argent, pièces d'identité, lecture. Ainsi, une fois que tu as tout donné, si problème sérieux, pas moyen d'appeler, c'est eux qui gère (qui gère rien en fait) selon leur bon vouloir et c'est le cas (voir ci-après la dénonciation calomnieuse auprès des pompiers)
Evidemment pas de liste exhaustive des ces objets à donner, et sur leur site, c'est noté de façon intelligente "...x, y, z à proscrire ". Ce qui implique que tu juges par toi-même de l'étendue et la limite de cette liste, en ton âme et conscience... Mais non, dans la pratique, il n'en sera rien !
Juste un exemple en amuse-gueule: mon flacon d'homéopathie 12 DH en cours d'utilisation (autant dire de l'eau) pour une périarthrite chronique, vais-je m'en séparer et en perdre tous les bénéfices ? Ce n'est même pas un médicament, juste une information subtile pour me faire du bien ! A tes dépends, tu apprends sur place par les bénévoles extrémistes "noyaux dur" que c'est passible d'expulsion et que dans tous les cas, tu ne décides de rien, pas même de posséder le dit flacon. Ils ajoutent évidemment " c'est pour ton bien " ...
Quand sera t'il alors pour des "vrais" médicaments allopathiques sous prescription de médecin traitant ? Je n'ose même pas y penser. J'ai quand même posé cette question avant à une ancienne élève:
- tu fais de l'hypertension depuis 20 ans et prend un médicament à vie, qu'en est-il ?" (je ne ferais jamais un tel choix perso mais peu importe)
- tu ne le prends pas, zéro médicament, c'est marqué dans les règles sur le site ! (Ce n'est pas stipulé en fait ainsi sinon le Centre aurait de quoi s'inquiéter avec le sacro-saint Corps médical mais sur place, hors règlement écrit, oui)
Oufan! Si tu fais un arrêt cardiaque à la suite, ce n'est quand même pas drôle cette histoire. Le bon côté, tu atteins la Libération plus vite ? Même pas, ce n'est pas inclut automatiquement dans le contrat qui te fait passer l'Autre côté.
C'est ainsi double langage perpétuel qui ne gène personne là-bas: pas d'interdiction de suivre ton traitement et d'outrepasser une prescription mais pas le droit d'avoir ton médoc avec toi ! Chers lecteurs, ce n'est que le début de l'énorme mauvaise blague.
Pourquoi donc ces abus, ce non respect des soins et de la santé ? Parce qu'il ne faut pas se soulager ou se soigner d'éventuels problèmes de santé mais laisser libre cours à toute forme de douleur physique ou psychologique d'ailleurs, pour apprendre le détachement, l'équanimité et la fameuse loi d'impermanence (Anitcha = tout apparaît et disparaît) ! Oh, ça fait parti intégrante de la technique Vipassana, aussi "strange" soit-il. L'art de se faire du bien en se faisant du mal.

Horaires:
levée à 4 h du matin, fin à 21 h. Deux repas sont prévus à 6h30 et 11h. Méditation toute la journée hormis le discours lénifiant du soir et les pauses. Rien à dire, tu signes pour en baver un peu, question sommeil, ce n'est pas évident.

Sur les seules règles et préceptes affichés et clarifiés

1) Règles communes, genre règlement intérieur, aucun ! C'est rare. Mais c'est plus aisé pour pourvoir tout contrôler et ne pas effrayer les gens.
2) Shila: les préceptes moraux que tu t'engages sans faille à respecter. Evidemment, puisque c'est l'équivalent en 5 points des 10 commandements: "tu ne tueras pas, voleras pas, blesseras pas autrui..."
3) Adhittana: "la ferme détermination" de garder la posture, sans bouger... et ils ajoutent, je cite: " mais il n'est pas question de se faire du mal ou de se torturer "
...sauf que dans les faits, l'enseignant responsable du Centre Kim Wu Dinh et son manager Michael (que j'appellerai dorénavant plus justement le surveillant rapporteur ou chien policier) bafoueront, je dis bien chaque jour, leurs préceptes intouchables et sacrés, sans que cela les dérange le moins du monde.

JOUR 1
L'enseignant et responsable du Centre, Kim Wu Dinh, est informé de ma pathologie chronique concernant mes 2 nerfs sciatiques, qui peuvent me causer douleurs et "brûlures" dans les jambes si je reste trop longtemps assis, sans bouger (même avec mon coussin médical que j'avais emmené). Pas de problème à l'horizon...

JOUR 2
Après environ 1h30 + 1h, assis sur ma chaise, au cours d'une méditation de groupe obligatoire, je me lève discrètement ne supportant plus ma douleur pour me mettre quelques instants debout, 2 m derrière, adossé sur le mur du fond de la salle. Le surveillant Mickael, assis à l'autre bout de la grande salle près de l'enseignant Kim, se lève alors et me demande de me rasseoir.
- j'ai très mal, lui dis-je. Je repose ma jambe un instant debout.
- c'est interdit d'être contre le mur...
J'y consens malgré ma douleur. A la sortie du cours, je le rattrape et lui demande:
- pourquoi c'est interdit ?
- je 'sais pas (?!)

JOUR 3
je me retrouve avec un niveau de douleur sciatique accru, ayant forcé la veille, n'ayant pu gérer moi-même la douleur. Je m'en veux un peu d'avoir passer outre ma douleur, de ne pas avoir eu le bon sens de respecter mon corps et sa souffrance... d'autant plus que je m'étais fait une promesse dans ce sens en Inde un mois auparavant, après avoir forcé sur la position lotus auprès d'un maître qui nous recevait personnellement chez lui. Ce qui m'a valu 3 jours de lit.
Dans la journée, je quitte alors une méditation de groupe cause trop de douleur pour finir dans ma chambre individuelle (sachant que je ne peux me mettre quelques instants sur le mur du fond, même en étant installé au dernier rang, ce qui gène absolument personne). Le surveillant me suit et frappe à ma chambre:
- tu ne peux pas être ici, la méditation dans la salle est obligatoire.
- oui, mais j'ai très mal depuis hier que j'ai forcé et il me faut gérer ce handicap au jour le jour, avec intelligence pour durer les10 jours.

Je me retrouve convoqué... même si c'est exprimé autrement et poliment!
J'explique à l'enseignant qui me parle de présence obligatoire de telle heure à telle heure que je ne vais pas accumuler des douleurs au delà du supportable, me faire du mal et que je gère pour arriver au bout des 10 jours et enfin que ce n'est pas moi qui décide seul mais aussi ma sciatique. J'ajoute que tout se passe bien dans ma vie quotidienne et qu'ici, il me faut un minimum de marge de manœuvre et de liberté pour gérer au mieux et travailler à la méditation. Rien est ajouté. J'avais cru que la chose était entendu et comprise... puisqu'il m'avait bien dit : " tu n'est pas là pour te faire souffrir, bien entendu "

Chaque jour, malgré leur long trajet et leur motivation, 1 ou 2 élèves suffisamment lucides quittent les lieux et se sauvent !

Le soir, 3ème discours habituel (en moyenne 1h à 1h 15, c'est long) sur lecteur média (traduction de Goenka). Ces premiers discours m'ont lassé car pour l'instant, ils ressemblent à un exposé doctrinal assorti durant d'autres passages d'une apologie prosélytiste en bonne et due forme de Vipassana, de surcroît très puéril et même abêtissant, à la sauce bollywoodienne, si vous voyez ce que je veux dire...

JOUR 4
Je commence à réaliser le flicage en règle, sans jamais d'exception, incessant des deux surveillants femme et homme , ce qui me fait trop délirer. Vous sortez d'une méditation de groupe, immanquablement, le ballet commence! La personne est systématiquement suivie et poursuivie à l'extérieur, puis se voit obligée de se justifier et assénée sans cesse un rappel à la règle de ne pas bouger.
Dans ce Centre, que vous ayez 20 ou 60 ans, vous ne méritez et n'avez droit à aucune confiance de leur part (quand bien même vous avez renouvelé votre inscription sur plusieurs années et avez parcouru toute la France pour venir dans ce coin perdu).
Vous êtes aussi bien poursuivi quand vous quittez la salle pour vos besoins naturels impérieux ou pour malaise...! J'avais eu du mal à croire à un témoignage semblable sur le Net que j'avais lu avant de venir... Pas de pitié pour les vessies récalcitrantes ou un peu faiblardes !
Dans le même style, au réfectoire, 1 ou 2 bénévoles sont debout en permanence pendant que vous mangez et dès les premiers instants... Ils vous diront qu'ils surveillent les éventuels plats vides du buffet sauf que toutes les quantités sont bien ajustées, qu' ils ont l'habitude, et qu'ils pourraient juste vérifier à certains moments, la porte des cuisines étant adjacente au réfectoire. En réalité, ils surveillent entre autres, et pour votre bien, il va sans dire, la règle du silence, l'interdiction de se regarder et si vous mangez bien votre fruit "sur place" (comme écrit sur le petit papier car la banane ou la pomme, t'as pas le droit de la manger ailleurs, non mais oh)

C'est alors que je suis encore poursuivi par le surveillant lors d'une sortie du hall de méditation. Bonne mère! Je lui dis:
- je suis sorti avant la fin et alors ? où est encore le problème ?
- tu ne dois pas sortir.
- Je te plains Michael, tu n'as pas un travail facile. Je t'informe car tu ne sembles pas l'être, que l'enseignant m'a autorisé à faire exception si trop de douleurs. Faut arrêter le harcèlement, ça devient pénible. Je voudrais bien être en paix pour méditer.

Quelques heures après, je suis néanmoins encore convoqué.
Je demande alors expressément à l'enseignant la présence de son assistant Michael afin qu'il soit informé de tout avec certitude et que cesse le harcèlement.
L'enseignant n'a toujours pas intégré mon problème de sciatique et me tient toujours le langage double: il n'est pas question de se torturer... ce à quoi. j'ajoute sans ambages que dans les faits, c'est interdiction de se lever ou de quitter les méditations de groupe, quitte à se torturer...ce qui va à l'encontre de leur propre règle, Shila (tu ne te blesseras pas...) et Adhittana ! Ils n'en ont pas conscience bien que je les interpelle avec clarté, sur les faits et les situations incohérentes et récurrentes qu'ils créent sans cesse. Ils paraissent tous anesthésiés, carrément déconnectés de la réalité. Mais le pire reste à venir.
j'en profite pour lui faire savoir que le discours du soir (un gros morceau de 1h 15 mn tout de même) doctrinal et prosélyte, pour ne pas dire sectaire et abêtissant, ne m'intéresse pas, que je n'ai pas signé pour cela, eux-mêmes garantissant sur leur site Web le côté areligieux et apolitique du cours, ce qui est loin d'être le cas. Exemples de mémoire:
- Ce serait dangereux de quitter Vipassana car le travail ne serait pas achevé et vous devez respecter votre engagement de10 jours (3 ou 4ème soir)
- Beaucoup ne sont pas prêts à faire Vipassana avec une ferme détermination et faire l'expérience de la libération parce qu'ils sont des esprits inférieurs. ils ne peuvent alors faire l'expérience de la Vérité grâce à Vipassana.
- Vipassana seule peut vous permettre d'atteindre la Libération (6ème soir). Auparavant, Goenka vous met bien en garde contre les religions trompeuses et sectes qui vous disent détenir seule la vérité et seule capable de vous faire connaître Dieu ou la Libération ! Là, grave mort de rire...
- Chaque soir, lors des discours et des instructions, Goenka nous martèle , vous répète sans cesse : " grâce à Vipassana... you are bound to be succesful, bound to be successful " ("grâce à V., vous êtes assurés de réussir, assurés de réussir", quoi donc, ben d'atteindre la Libération ultime, la Vérité ultime comme Bouddha). Soi dit en passant, tout le monde n'a pas vocation à devenir Bouddha (= éveillé à la perfection). Pourtant, eux vous assurent et vous garantissent le résultat, de réussir si "vous travaillez durement".
- Assurés de réussir comme Bouddha mais encore "comme des millions de personnes", depuis des siècles. Citation d'un certain soir où le discours se résume à 1h15 non stop de grosse pub, sous forme de contes super kitch où Pierre, Paul et Jacques, comprenez des indiens de là-bas, y compris le roi untel et le méchant qui persécutait les adeptes de Vipassana, ont expérimenté Vipassana et ont tous connu finalement et sans exception (il va de soi) la Libération ultime (Nirvana).
C'est bien la preuve de la méthode miracle, non! Sauf que ça aurait dû faire boule de neige, cette histoire-là. Mais aucune trace d'eux dans les écritures passées. Quant aux éveillés-libérés d'aujourd'hui qui devraient se compter par millions compte tenu de l'enseignement Vipassana dispensé dans tous les pays à un rythme soutenu, je ne sais pas où ils sont. Merci de me tenir au courant le jour où vous en croisez un (mais un vrai, pas un libéré dans le sens décérébré).

Revenons à la fin de mon entrevue avec Kim Wu Dinh. Concernant ces fameux discours du soirs, aucune obligation de présence ne m'est signifiée. Nous en restons là.
Avant de partir, j'insiste pour une conclusion détaillée et concrète sur notre arrangement, en présence de Michael, pour être enfin assuré de ne plus être harcelé et aussi que l'enseignant ne se dédise pas à nouveau. En fait rien de particulier, présence obligatoire comme le stipule la règle, aux méditations de groupe de 9 h, 14 h 30 et 18 h. Ce sur quoi je réponds pour montrer une fois de plus ma bonne volonté: " ...et je ferai bien plus encore, sans problème, en fonction de ma sciatique".

JOUR 5
Je n'arrive plus à travailler, méditer, évidemment. Trop de pression. J'ai perdu ma joie, ma sérénité, ma motivation... Alors qu'au fil des heures, je m'attache à respecter nos arrangements et faire beaucoup plus encore, je me surprends à m'interroger intérieurement en cours de méditation: " tu as bien tout fait comme il faut; tu n'as rien oublié ? ". J'avais le souci en fond qu'ils viennent encore me harceler et me convoquer. Quelle ambiance de merde pour un cours de méditation profonde et intense !
Vous allez rire mais 30 mn plus tard, Michael, le chien policier vient à ma porte de chambre frapper et me déranger en pleine méditation comme d'habitude. je n'en croyais pas mes oreilles.
- Tu n'étais pas au discours hier soir. c'est obligatoire...
Essayant de faire de l'humour, je crois que je lui ai dit à ce moment là:
- Tu es un vrai pitbull, tu lâches pas le morceau. Et d'ajouter: "non seulement tu continu à me harceler mais tu es grave pervers car ayant parfaitement connaissance cette fois-ci de nos arrangements avec l'enseignant en ta présence, tu viens encore me pourrir la vie sur un point non obligatoire...". Dépité, il finit par partir.
Un moment après, il revient à la charge et me dit:
- j'ai vu que tu avais un crayon de papier... je te demande de bien vouloir me le remettre.
- Le fixant droit dans les yeux: tu oses remettre une couche ? Mon crayon de papier, je me le garde. Il insiste, je continue mon chemin.

Un moment après, re-re-re-re-re-convoquer, cause absence la veille au discours du soir.
j'interroge l'enseignant:
- Qu'en est-il de notre arrangement d'hier soir parfaitement établi et de mes problèmes de sciatiques jamais respectés? Qu'en est-il alors de vos fameux préceptes que vous enseignez durant les 3 premiers jour - Shila et Addhitana - que vous bafouez tous les jours ? Ne pas "mentir", respecter sa parole... C'est toujours le double langage. Interdit de "blesser une personne" ou de "se faire du mal ou se torturer", mais dans la pratique, cela devient obligatoire ! Et dans de telles conditions, il est impossible de se positionner tant l'incohérence et le double langage sont omniprésents."
Toujours pas de réponse cohérente.
- oui, je comprends. Mais le discours, c'est obligatoire, ça fait partie de la technique.
- Donc ça change encore par rapport à hier soir. Bon, ok, c'est réglé, je serai aux discours pour vous faire plaisir...
je continue:
- Si je viens à souffrir pendant une méditation de groupe obligatoire, je n'ai pas le droit de me mettre un petit moment sur le mur du fond, ni de quitter la salle, ni de continuer dans ma chambre... Concrètement je fais quoi, Kim, je fais quoi ?
- Tu peux bouger, il ne faut pas se torturer...".
Je pense en moi-même: on va pas s'en sortir, toujours ce discours de sourds et double.
Je commence à perdre l'appétit, dors très mal et n'arrive plus à méditer.

JOUR 6
Je passe sur le harcèlement habituel... pour examiner quelques questions de fond intéressantes.
Ils veulent tellement tout contrôler, gérer, dominer, appliquer les règles sans défaut selon Goenka, qu'ils perdent pied en continu et se noient dans une tasse.
En effet, le but c'est quoi ? de méditer ou de se prendre la tête du matin au soir ? On est à l'armée ou en apprentissage de médiation ? On est débutant, élève, comme ils disent ou sanyasin (renonçant) décharné et rompu à la méditation, capable de tenir en lotus des heures sur un caillou ?
Comme j'ai dit au responsable enseignant, " vous créez une quantité incroyable de problèmes qui n'existent même pas ! c'est anti-productif au possible, c'est impressionnant et relève du délire. "

Dans le même temps, tous les soirs, à chaque instruction sur support média, Goenka nous rabâche le détachement, avec ces mots près: " Anitcha (l'impermanence), juste observez, observez sans réagir, tout apparait et disparait à chaque instant ". Il est où le détachement, le lâcher-prise, le "non-réagir" alors qu'ils affiche une volonté implacable de "total contrôle" dans un esprit despotique et arbitraire, sans bon sens ? Où le détachement et la sagesse alors qu'ils sont si attachés, accros, à la plus petite règle qu'ils les imposent toutes en vrac de manière aveugle, quand bien mêmes elles entrent en conflit direct avec leur préceptes Shila ou encore Samadhi (la juste compréhension = la compréhension élevée et véritable).
Pauvres d'eux, ils n'ont pas même la capacité de comprendre une sciatique chronique qui peut faire très très mal comme tout le monde le sait et ce, même si on leur rabâche tous les jours. Ca fait peine, non ?! A ce niveau, il n'y a plus rien à faire.

Du point de vue psychologique, la technique et la méthode Vipassana toute entière sont appliquées au vu de mon expérience, de manière psycho-rigide et perverse, sans intelligence, sans cœur, sans aucune compassion (précepte pourtant inhérent à Vipassana, enseigné par Gautama lui-même.
Pire, vous l'aurez compris, dans la pratique, il vous faut souffrir, il faut en chier, pour atteindre la libération même si vous n'adhérez pas à cette croyance. Gautama n'a t'il pas expérimenté lui-même un chemin de souffrance durant de nombreuses années, avant de le proscrire et d'enseigner la voie du Juste milieu, de l'équilibre, de l'harmonie.
Le plus triste, que chacun peut constater, c'est que vous serez 97 % à dire "oui" sans en être conscient parce que nous avons été formatés génétiquement puis mentalement depuis des millénaires. Et la religion judéo-chrétienne (ne pas confondre svp avec l'enseignement du Christ) - question souffrance, culpabilité et endoctrinement - a bien achevé le serrage des boulons pendant 2000 ans.
je dis cela car tout le monde souffre le martyr à cause de la position lotus, au fil des heures et des jours et toutes les têtes font pitié à voir. Serait-ce bénéfique et nécessaire à la méditation profonde ? A vous de voir.

Mais le pire vient ci-dessous: quelle interprétation et quelle vision sous jacente se dégagent de l'expérience Vipassana ?
Voilà ce que j'ai pu constater. Après trop de maltraitance de votre corps et de votre émotionnel, jour après jour, ajouté à la carence de sommeil qui s'étoffe de plus en plus sournoisement, vous aurez vos petits ou gros craquages émotionnels. Ils vous enseigneront alors - discours du soir Goenka à l'appui - que c'est l'heureux bénéfice attendu, c'est à dire les très fameux samkaras (ou samskaras = empreintes, mémoires qui alimente le Karma ) qui remontent et se libèrent et vous rapproche de la libération finale ! Chouette ... (je suis familiarisé depuis longtemps avec cette notion de samkaras).
Sauf que, excusez-moi du peu et pour mon bon sens, des millions de gens arrivent aux mêmes résultats (craquages émotionnels), sous peu qu'ils se fassent du mal de jour en jour et s'auto-flagellent un certain temps, au travail, en famille ou tout seul dans leur coin. Rien à voir avec les samkaras et pas besoin de Vipassana pour cela. Ah la mauvaise blague...
Autre aspect, 120 personnes à chaque session avec les dits craquages émotionnels, en nombre et difficiles à gérer (de la bouche même du responsable), sans aucune prise en charge ou soutien. Aucune personne sur place, formée en psychologie, pédagogie, gestion de groupe et/ou communication non violente au regard de 120 personnes présentes. Dangereux, oui, pour certains un peu fragiles, ça peut l'être vraiment. J'ai même entendu à deux reprises et en deux lieux différents, deux personnes hurlées en continu (pas de rire, on s'entend), un temps relativement long, ce qui m'a sérieusement interpellé, il va sans dire...

Cet enseignement d'un âge révolu, voire préhistorique me parait bien malsain et même dangereux, au vu de l'état de déconnection, d'anesthésie, de perte de tout bon sens et d'incapacité à entendre, intégrer, discerner et être cohérent en parole et en acte.
Malsain et dangereux, également au regard des faits et des évènements du 7ème jour mais encore dans l'esprit de l'enseignement, car cela conduit à casser la motivation, l'envie et l'élan et créer de l'aversion, des négativités, de la rancœur ou de la rancune un peu plus chaque jour. Ce qui a pour conséquence directe de générer quantité de samkaras dans les deux camps évidemment alors même qu'ils sont tous omnibulés par leurs samkaras pour la bonne raison que Vipassana a pour but de cesser la production de samkaras pour atteindre la libération ! Quelle ironie du sort, quel enfermement, quelle étrange libération !
JOUR 7, violences physiques, séquestration et dénonciation calomnieuse auprès des pompiers.
Le matin, suis encore convoqué. Aie! Sais pas pourquoi évidemment. Toujours est-il que j'avais décidé la veille de ne plus rentrer dans leur jeu, de me " détacher, juste observer sans réagir, Anitcha..." (c'est le cœur même de l'enseignement). Je ne donne donc pas suite aux "souhait de l'enseignant de me voir". C'est alors que dans l'après-midi, 3 sbires envoyés par l'enseignant, viennent à ma porte pour me signifier de partir sans délai, sans me donner aucune explication ou raison. Je réponds calmement:
- On n'expulse pas les gens comme des chiens, un minimum de respect. Donner moi donc une seule raison valable. Je n'ai pas enfreint une seule règle.
- L'enseignant l'a décidé ainsi, voilà la raison. Elle suffit.
- Désolé mais moi, ça ne me suffit pas. Donc avant de partir, n'ayant enfreint aucune règle, je veux rencontrer l'enseignant responsable du Centre qu'il ait le courage de s'expliquer en face au lieu de m'envoyer ses sbires !
De plus j'étais en train de chercher un objet qu'il me faut retrouver, perdu certainement à côté dans le petit bois " ( petit parcours autorisé dans la seule limite du sentier balisé tout le long avec des cordes de chaque côté ).
Mais impossible de sortir de ma chambre individuelle, les 3 sbires jouent des gros bras et me font barrage. Je leur demande de me laisser sortir, de m'accompagner s'ils veulent. J'insiste. Impossible. Je tente de me faufiler sans aucune violence de ma part. Ce n'est pas ma façon de faire et mon épaule droite gelée (capsulite) et mes 54 ans, ne me le permettent certainement pas. C'est alors que l'un deux (un dénommé Jacques, ancien, bénévole au gros bras bien gratiné et résidant sur place) se rue sur moi, me moleste, puis me bloque par les deux poignets en me poussant violemment à l'intérieur sur mon lit. Je crie alors de douleur car il vient de me retourner mon bras droit semi-paralysé (depuis 9 mois cause capsulite rétractile). Les deux autres compères voyant qu'il me fait violence, le stoppent comme ils peuvent. Ce raffiné Jacques se moque aussitôt de moi et rigole de ma douleur en m'imitant. Ca devient grave, vous me l'accorderez !
Cette fois-ci, je suis plus que décidé à rencontrer le responsable avant de partir de cet oasis mais de fous pour lui signifier ces dernières violences physiques à mon égard.

Ils continueront à me séquestrer dans ma chambre durant 1 h 15 en tout.
J'attends de pied ferme dans ma chambre avec l'épaule qui me brûle, quand le responsable arrive enfin.
Au regard des violences physiques survenues dont j'informe le responsable, nulle réaction de sa part, j'hallucine ! Pas même une excuse, ni réprimande des 3 gaillards encore là devant ma porte comme s' il ne s'était rien passé ! Complètement déconnecté de la réalité ce cher Kim, comme tous les autres !

Et quelques minutes après, en présence de tout ce petit monde, cerise sur le gâteau, 3 pompiers débarquent dans ma chambre, appelés au motif " d'une personne dérangée et incontrôlable " !!! Voilà leur propre démonstration de vice et de perversité qui en dit long. J'ai beau dire aux pompiers calmement qu'ils ont été appelé de façon totalement abusive, sur dénonciation calomnieuse, que rien matériellement ni personne n'est dérangé, rien n'est à constater, que c'est moi qui vient de subir séquestration et violence physique, les pompiers m'enjoignent tout de même à subir leur protocole obligatoire d'examens médicaux sommaires sous peine d'appeler un médecin, plus le SAMU ! Quelle humiliation finale (après ces 7 jours de harcèlement et les dernières violences). Je m'y plis pour pouvoir en finir.
Sauf qu'avec eux, ce n'est jamais fini....

Avant de partir, leur obsession de tout contrôler, gérer, dominer, y compris ta vie la plus intime, m'oblige encore à batailler pour avoir le droit - vous allez halluciner - de redescendre au dernier jour "mes" covoitureurs dans ma voiture !!! Oui, l'impossible devient possible avec ces dérangés (comme je leur ai dit). Deux messagers successifs du responsable viennent me voir pendant que je leur rabâche que c'est totalement non négociable et honteux qu'ils se mêlent à un tel point de la vie privée des gens ! Je me lâche alors et les traite de dérangés mentaux et de sectaires. Je leur fais savoir on ne peut plus fermement que je reste 3 jours sur Auxerre pour revenir dimanche fin du cours, dans 3 jours et demi, sur le parking à 8 h du matin pour le retour de mes covoitureurs. Pourquoi batailler ? Parce qu'ils sont tellement pervers et vicieux que je craignais:
1) qu'ils manipulent mes covoitureurs en leur disant que j'étais reparti en Provence seul
2) qu'ils les emmènent en catimini dimanche matin et sous mon nez en voiture jusqu'à la gare d'Auxerre
3) ou encore qu'ils leur trouvent un covoiturage en catimini assorti de mensonge sur mon retour seul en Provence ou de quelques calomnies sur mon compte, comme quoi j'étais dérangé. Je vous rappelle qu'ils venaient de le faire avec les pompiers. Ce qui est grave en soi et d'ailleurs constitue aujourd'hui un délit pénal.

Mes craintes étaient d'autant plus justifiées que:
1) ils m'ont jugés tout bonnement pas en état de ramener mes covoitureurs, et ce 3 jours à l'avance (ils sont forts) !
2) ils ont essayés de m'acheter en me posant 100 € sur la table en bois (pour de vrai, ce n'est pas une image) pour me payer mon retour rapide sans mes covoitureurs. Sauf que mon âme et conscience n'est pas à vendre au diable comme le chante Florent Pagny.
3) ils ont aussi avancé - ils prophétisent aussi à l'occasion - que mes covoitureurs ne voudraient pas redescendre avec moi dans 3 jours. Sur quoi je leur ai répondu que ça ne les regardait pas et que ces personnes étaient assez grandes pour penser par elles-mêmes et décider de leur choix intimes, selon leur liberté souveraine. Néanmoins rien ne les atteint et ne les surprend : c'est lavage et lessivage de cerveau et ils semblent contents.

Sur ces faits, je quitte le Centre, me trouve un lieu pour passer 3 nuits à Auxerre et me rend aux Urgences, à défaut de pouvoir avoir un RV médecin ou SOS médecin, aux fins d'examens, de diagnostic et de prescription d'antidouleurs pour mon épaule qui me brûlait suite aux violences. Je rencontre également une juriste dans une permanence associative d'aide aux victimes pour recueillir son opinion même si la mienne est déjà bien établie.
je ramène mes covoitureurs contents de leur trajet en évitant de trop leur parler de mon expérience désastreuse.
J'aurai perdu 5 kg durant ces quelques jours... et 3 jours pour retrouver mon équilibre.

CONCLUSION

Je terminerai en mettant l'accent sur quelques points qui me paraissent essentiels:

- environ 120 personnes à chaque session presque mensuelle, totalement démunis en cas de problèmes médicaux ou psychologiques, sans même leur propre téléphone en secours, et qui subissent un lavage de cerveau, aidé des discours abêtissants sur support média de chaque soir, avec comme règle première en filigrane qu'il faut souffrir pour atteindre la libération et que SEULE Vipassana peut les libérer (discours du 6ème soir) !

- Des personnes en souffrance physiques et psychologiques non prises en charge pour la simple raison que le staff complet se résume à un enseignant et son chien policier (surveillant) endoctrinés, ayant perdu tout bon sens, réalité et cohérence, pour 60 hommes et la même chose pour les 60 femmes.

- si de nombreuse sectes existent (et font parfois des ravages), c'est aussi qu'il y a un besoin et que l'offre s'ajuste à la demande (même si elle est en partie inconsciente). Ne soyez pas choqués! L'expérience vient le confirmer, hélas. Ne pensez pas toujours "pauvres victimes de secte", ils sont victimes avant tout d'eux-mêmes, et ils rempilent souvent ou refont plusieurs stages. A chacun sa liberté après tout.
C'est à mon avis une expérience comme une autre, universelle, par laquelle nous passons tous un jour qui découle de la loi naturelle et évolutive selon laquelle nous faisons l'expérience de toutes les dualités pour finalement les unifiées et devenir progressivement Tout en Un. On expérimente l'ombre pour connaître et découvrir la lumière en nous; l'enchainement ou l'endoctrinement pour reconnaître un jour notre liberté souveraine et divine, etc.

Il n'empêche que j'estime de mon devoir de témoigner et signaler une telle dérive sectaire qui outrepasse le Droit commun, les libertés fondamentales et porte atteinte à l'intégrité psychologique et physique de la personne (délit pénal pour rappel) afin que chacun puisse faire un vrai choix éclairé de "goûter "ou pas Vipassana à Dhamma Mahi.

Vous savez maintenant que si cela se passe bien pour certains et qu'ils en redemandent (bonjour les anciens, et tant mieux pour vous!), le cours peut aussi virer au cauchemar et qu'ils sont capables du pire. A vous de voir, ladies and gentlemen.

Amen. vous êtes vraiment une

Amen. vous êtes vraiment une tête de nœud. quel benêt. bravo.
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Bravo Jérémy pour les insultes - comme argument c'est juste lumineusement révélateur de vérité
André Weill

(re)lisez ce que vous

(re)lisez ce que vous écrivez, c'est juste ridicule et cliché à souhait.

"interdiction de s'étirer, même après deux heures de méditation" (enfin on a du mal à savoir en quoi serait de la méditation par ailleurs, relèverait de quelque forme de spiritualité que ce soit, philosophie, etc, c'est juste une méthode pour procéder à un lavage de cerveau et affaiblir le plus possible les personnes (physiquement (ainsi que l'organisme et privations de toutes sortes) et mentalement
"interdiction de parler ou regarder les autres "stagiaires", "méditants", participants en tout cas
"confiscation des biens"
"sommeil même pas réduit au strict minimum"
"pratiquement aucun dialogue possible, même en cas de problème"
"innombrables heures et heures passées (au quotidien) dans une position tout à fait inconfortable (et "tout le monde avait mal au dos" selon certains participants")
, etc, etc

votre discours est grotesque et complètement formaté.
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vous dites "juste ridicule et cliché à souhait " et aussi "grotesque et complètement formaté" Encore merci ... vous confirmer tout ce que j'ai perçu et tenté de transcrire ici !!! Merci merci merci !!!
André Weill

votre "chemin", c'est

votre "chemin", c'est vous-même qui le trouvez (et tout au long de votre vie), cela relève d'une démarche personnelle (et au moyen de diverses activités par ailleurs, par exemple). ce n'est pas une spiritualité en kit et méthodes tout à fait sectaires (et même graves) (relevant d'un lavage de cerveau en tout cas et affaiblissement volontaire de la santé et des capacités physiques, mentales et intellectuelles) (atteintes à la santé et aux besoins et droits essentiels de toute personne (sommeil, alimentation, interdiction de s'étirer, de parler, de regarder, confiscation des biens, etc, etc).

Bonjour, Je suis tombée sur

Bonjour,

Je suis tombée sur votre témoignage, et je vois qu'il a suscité beaucoup de réponses... autant de gens qui ont vécu de mauvaises expériences que de ceux qui en on retiré beaucoup de belles choses. Je fais partie de ces derniers, et je vous souhaites de tout cœur de trouver, si ce n'est pas celui-là (malgré que j'ai envie de vous dire, retournez, essayez de rester jusqu'au bout!), un chemin qui vous apporte de la paix, de la joie, de l'harmonie avec vous même et dans votre relation au monde, et peut être l'avez vous trouvé ! Car c'est ce que Vipassana (enseignée par Goenka) m'apporte et je le souhaite à chacune et chacun qui croise mon chemin. Chaleureusement.

Laura

Bonjour, J'en suis à mon 5e

Bonjour,

J'en suis à mon 5e cours de 10 jours, plus un service de 10 jours, et je n'ai jamais rencontré le moindre problème.
J'ai également quitté deux fois le centre avant la fin du cours pour des raisons personnelles. Les organisateurs ont fait ce qu'ils ont pu pour me retenir mais il n'y a pas eu de pressions quelconques.
Je n'ai également jamais vu de personnes qui semblent aller mal ou avoir des problèmes psychologiques le dernier jour. Rappelons que le 10e jour, on peut communiquer avec les autres toute la journée, c'est la journée de re-socialisation. En 5+1 cours, je n'ai pas vu de personnes qui étaient mécontentes ou délirantes, bien que certains sont parfois sceptiques à la fin.
Après pas mal de recherches, qui sont toujours en cours, j'ai choisi de me stabiliser dans ce courant de SN Goenka, car je trouve la technique très adaptée à mes besoins. Mais cela peut très bien changer. Je ne suis convaincu de rien, pas même qu'il existe une vérité transcendante, mais je pratique la méditation et aussi la moralité pour des raisons purement logiques.
Bien que cela semble rare, il y a effectivement de nombreux témoignages de personnes qui ont eu des problèmes (mais il y a de très nombreux participants chaque année à ces cours, contrairement à d'autres courants qui font moins parler d'eux).
Il est évident que lorsqu'on entre dans les profondeurs de m'esprit, cela peut générer certains problèmes.
Le problème est qu'on peut dresser un tableau très noir ou alors carrément merveilleux, alors qu'il s'agit simplement d'une technique d'observation de la réalité de votre corps et de votre esprit. Ce que vous observez ne sont que la production de votre propre esprit, sombre ou merveilleux, ou dans la plupart des cas, à mi-chemin entre ces deux extrêmes. La technique ne produit rien, elle se borne à observer...
Le deuxième aspect très important de la technique est l'équanimité, il faut observer en sans réagir. Les personnes qui ont eu de gros problèmes sont des personnes qui ont oublié ce principe et sont entrées dans une forme de transfert, comme si la technique était responsable de leurs problèmes alors qu'elle ne fait que les révéler. Si vous les observez patiemment sans y réagir, ils finissent par disparaître par manque d'aliments, comme un feu qui s'éteint, ainsi que l'enseigna le bouddha. de façon très claire dans de nombreux Sutta.
Il est très important de rappeler que cette technique est basée sur l'enseignement du bouddha, elle n'est pas une méthode de relaxation ou une technique de bien-être, mais elle vise le but enseigné par le bouddha, d'éradiquer toutes les pollutions mentales, et traite les questions très sérieuses de l'impermanence, la mort, les dangers de l'existence et les souffrances qui nous guettent.
Les personnes qui souhaitent approcher ces traditions sans se faire trop de mal devraient s'intéresser aux techniques occidentalisées tel le mindfulness par exemple, qui permettent une première approche très douce de l'éveil.

Soyez tous heureux et paisibles.

. Pbs d'homme à Dhamma Mahi

.
Pbs d'homme à Dhamma Mahi ?

Très étonné de lire ces lignes sur Dhamma Mahi...
Très intéressant de voir comment les visions peuvent être différentes suivant son approche et pourtant...
Je trouve juste dommage que les faits soient émaillés de jugement à priori qui altèrent la crédibilité.

Je réagis au fur et à mesure de la lecture de Lolo04, c'est un peu décousu.

Je vous averti tout de suite que j'ai été enchanté des 10 jours passés, malgré des moments très très durs mentalement et physiquement (j'ai même eu droit à un dossier, voire une chaise pour combler mes faiblesses)
Mais à AUCUN moment, l'on m'a empêché de quoique se soit, ni même mes voisins qui avec leur force, mais aussi leur faiblesse, ont tenté de coller au maximum aux règles, en y dérogeant quand le corps disait stop.

Dans ma jeunesse j'ai vu l'ordre du temple solaire, les raéliens et le mandarom, sur les sectes qui vous persécutent j'en ai vu pas mal, faisant parti des aidants pour sortir de là (et des drogues aussi).
J'ai donc fait Dhamma Mahi avec toutes les précautions possible et j'ai même failli partir le premier soir, arf...

Je lis Lolodu04 et me dit que je cauchemarde car rien de ce qui lui est arrivé, ne m'est arrivé.

Au sujet des médicaments, j'ai de l'allopathie pour des allergies et de l'asthme, j'ai de l'homéopathie en complément, tout cela décrit et explicité aux encadrant de Dhamma Mahi, je n'ai eu aucune remarque de contr'indication. Il aurait fallu de solides arguties pour que je m'en sépare et ne les utilise pas.
Est ce un abus d'autorité d'un encadrant pour Lolo ? A voir car hormis prendre un amphétamine, psychotrope ou tranquilisant, un médicament pour une pathologie bien déterminée n'entrave en rien Vipassana.

Pour les méditations de groupe obligatoire, il n'y en avait que 3 !
3h obligatoire dans la salle avec ferme détermination à partir du 4ème jour.
D'ailleurs nous étions nombreux à venir à 4h30' commencer la méditation, retour chambre 5h, pour méditer tranquille, voire dormir quand le besoin était là, pour être en forme à la première heure obligatoire.
Il était rare que la salle soit rempli plus que la moitié hormis les 3h obligatoires out tout le monde était là.

Dès le premier jour, également, j'ai, comme Lolo, demandé une aide car avec des adducteurs récalcitrants et n'ayant jamais fait le lotus, j'ai littéralement explosé le premier soir. Il va sans dire que si l'on ne m'avait pas entendu, je serais parti.
J'ai eu droit, comme d'autres, à des aménagements, dossiers/coussins/chaise... Etc...

J'ai vu des méditants sur chaises se lever régulièrement et, même durant "ferme détermination", sortir de la salle et y revenir, sans que le "chien de garde" ne moufte.
Vraiment étonné de ce suivi... Pas vu, non plus, la "chienne de garde" se lever si une méditante sortait.

Je peux comprendre que dans un état pareil les discours de Goenka ne passe pas. Il n'y a pas d'écoute car la colère est présente.
Pour moi, ils m'ont apaisé car les rhétoriques répétés sont celles que j'utilise au quotidien, "balayer son jardin avant de dire que c'est la faute des autres s'il est sale". Si on se sent prisonnier comme Lolo, le discours ne peut passer.

Ces discours sont sur Internet, libre à écouter. Je les donne à ceux qui ne pourront jamais faire Dhamma Mahi, cela leur donne de la force. J'y reviendrais.

Le coup du surveillant du réfectoire est également symptomatique. Cela dépend du servant...
La règle est de ne pas croiser le regard, alors si le servant est limité, il en restera à son role de garde chiourme et fera une mine fermé à qui croise son regard.
A coté de cela, j'ai eu aussi des servants hyper agréable, qui avait le sourire tout le temps et qui nous faisait un sourire entendu, quand on croisait son regard, pour que l'on se remette dans notre isolement.

Ils sont nombreux à avoir régulièrement pris des fruits dans la poche le soir, j'étais mort de rire.
Pour ma part, après avoir fait la bétise de prendre une banane chocolatée qui m'a créé une hypoglycémie réactionnelle et donc une grosse faim le premier soir, je n'ai à aucun moment eu faim... J'ai même pris du poids. Mais, pour cela, il faut savoir manger, peu de gens le savent, je m'en rend compte quand je fais des cours de nutrition.

J'en reviens au discour et la, Lolo, la subjectivité fait très mal. Il serait bien d'en revenir au mots réels et non à ta compréhension.
On fait dire aussi beaucoup de mal du Coran et de la Bible (voire de la Tora) et pourtant ces des livres de paix et d'amour.
Les intégristes soutiennent que la birka est demandé par le prophète. Or celle ci vient des tribus non musulmane du désert pour se protéger du sable.
C'est pareil pour tes écrits, humainement tu étais plein de colère contre ce que tu subissais (et que je ne nie pas), alors tu transformes les paroles de Goenka.

Et je confirme, pour comparer Vipassana/Goenka et Amma Grande/ETW, je n'ai vu rien de sectaire dans le premier.
Et rien de religieux dans la pratique, même si la philosophie de base du bouddhisme est sympa (mais il y a des extrémistes comme dans les autres religions, comme en Birmanie !)

Les réponses de l'enseignant sont les mêmes que j'ai entendu. Et cela fut appliqué.
Le 'pitbull' n'est jamais intervenu quand l'un des méditants, ou moi même, bougeait pour se détendre puis se remettait en place. J'aurais bien aimé voir cela car avec les caractères trempés qui formaient notre promotion, je crois qu'il se serait fait bien recevoir.

Je ne vais pas revenir sur l'origine de cette sciatique chronique qui a pollué le séjour, j'aurais surement réagi pareil si mentalement j'avais été dans la même situation. Car... J'ai aussi une sciatique chronique (en relation avec mes adducteurs cités au dessus) avec une ordonnance pour aller voir le Kiné car je boitais...
Je ne vais pas scientifiquement expliquer pourquoi (comme je peux expliciter scientifiquement les bienfaits et les risques de Vipassana) mais je suis revenu plus souple et pendant 2 mois ma sciatique a disparue...

Souffrance en position du lotus ?
Vivi, je ne tiens pas plus de 20' aujourd'hui, mais à Dhamma Mahi c'était 10', avec dossier, avant que je ne bouge et plie mes jambes sur le coté.
Les addhitana (ferme détermination) c'était à genoux avec 5 coussins sous moi et les discours sur chaise.
J'ai appris à gérer la douleur car dans la compréhension d'anicca, on ressent bien l'impermanence de celle ci, les sinusoïdes de la douleur. La douleur n'est jamais continue et je ne m'arrète que lors d'une douleur type aiguille, vive, car c'est signe de blessure.
Même mes crampes je sais maintenant les calmer mentalement car je sais qu'elle est impermanente. Etant sportif je connais les dégâts si on la laisse "péter" les fibres, je n'ai plus besoin d'étirer mes crampes...

Samkara... Que j'appel état d'ames... Je commence à les maitriser et a me rendre compte quand la colère ou l'avidité me prennent durant mes méditations. Apprendre aussi à ne plus pleuré sur son sort quand une super sensation subtile disparait après 2 mois de douceur...

Aïe, j'arrive au mollestage... Bon ok, il s'est passé quelque chose d'anormal dans le monde vipassana.
Pour juger il est intéressant d'écouter l'accusation, ici Lolo, et la défense, Kim Vu Dinh... Je ne crois pas qu'il passera par là.
Plus que de méthode, il y a eu là un pb d'homme...

Et si les faits sont avérés, c'est grave ! Il y a une suite à cette histoire ?

Sinon je suis étonné que le retour covoiturage se soit fait dans la discrétion. Les covoitureurs ont bien vu la disparition de Lolo, non ? Soit ils sont aussi anesthésié (et la je me suis posé la question sur les excellentes tisanes, l'ai testé avant d'en déterminer l'inocuité) soit manquant totalement de curiosité...

C'est 2 Sessions de 140 personnes en gros par mois...

Il n'est pas besoin de souffrir physiquement pour se libérer des souffrances avec Vipassana, je le fait aujourd'hui dans un très grand confort (sauf quand je veux travailler ma raideur naturelle comme quand on fait du stretching pour la santé), c'est, par contre, quand on voit sa vérité en face, sface obscure souvent, durant certains moments impermanents, qu'il faut s'accrocher.

Et effectivement cela peut parfois mal se passer.

Comme toute méthode, sport, organisation ou autre, Vipassana est un outil qui permet de se liberer des souffrances mais qui, aussi, peut conduire aux cauchemars.
Les coureurs d'ultra font les mêmes résultats physiques et psychiques et vont rechercher ces sensations pour en "apprendre beaucoup sur eux même" (UTMB ce Week end)
Une secte, Sri Chinmoy, en utilise les pouvoirs.

Aujourd'hui j'utilise cette méthode avec bonheur et, comme l'indique Goenka, je travaille mon petit jardin et voit se transformer mon entourage grace à mon action personnelle. Même ceux qui se disaient mes ennemis sont désarmés et changent leur attitude.

Cela ne m'empèchera pas d'avoir de nouveau des ennuis, des accidents, des problèmes dans ma vie, mais si je ne lache pas, j'ai l'impression d'être capable grace à cet outil, d'apporter paix et xérénité autour de moi.

Je reste choqué par ce que j'ai lu de Lolo car pour moi Vipassana reste une méthode et le coté sectaire que l'on pourrait débusquer derrière des montages financiers, ne "semble" pas exister comme derrière les gourous.

Vipassana est un outil, rien qu'un outil, parmi d'autres qui le complète à merveille.

On marche mieux sur 2 jambes que sur 1...

Soyez heureux (je vais tenter de l'être moi même !)

PS : Je rajouterais que j'ai vu des méditants, marginaux, sortir des zones, fumer, voire avec téléphone, sans aucune réprimande.
L'humain est faible et retord, il faut trouver son propre chemin.
Et là...
Le noble silence et l'isolation permettent seul de travailler par expérience pour Vipassana.
Autant Anapana n'en a pas besoin, autant pour Vipassana c'est obligatoire pour devenir capable de discerner ses sensations personnelles et non pas chercher celles du voisins.
En oenologie c'est tout l'art du discernement entre dégustaion de groupe et solitaire...

Je me sens scandalisé devant

Je me sens scandalisé devant de tels propos.... Vous vous permettez d'émettre une critique sur quelque chose que vous ne comprenez pas, et par la même décourager des gens qui auraient pu trouver leur salut dans cette technique.

Vipassana enseigné par Goenka m'a sauvé, ou plutôt me sauve d'une spirale infernale dans laquelle je l'étais moi même englué.
J'en suis à ma 5 eme retraite, et j'ose toujours parler de gros looser ceux qui se permettent de quitter un cours alors qu'il est répété maintes fois à quoi fallait s'attendre. Et du coup vous gâchez une place pour quelqu'un qui, comme moi, pourrait vivre une expérience assez stimulante pour se diriger vers une vie harmonieuse.

Il m'a fallu plusieurs cours de 10 jours avant de comprendre l'essence de la technique et plusieurs mois avant d'en ressentir les bénéfices. La raison est parce que vous vous attaquez aux profondeurs de l'esprit, et les bénéfices seront visibles seulement après plusieurs mois de pratique. Mais vous, plus vous permettez de detruire l'essence même de la technique en ayant seulement suivi 3 jours ?!? Vous êtes un irresponsable, dans le sens où vous avez peut être évité que certaines personnes se délivrent de leurs maux en vous lisant.

Oui effectivement ça peut être dur au début. Mais les souffrances de la vie sont tout aussi dures. Il n'y a pas de miracle, seulement du boulot.

Attention Maxime... Vous

Attention Maxime...

Vous violez l'un des 5 préceptes :

Je m'abstiendrai de mentir, de dire des mots durs ou de dire du mal des autres qui les blesserait.
Je promets de dire la vérité, de parler avec gentillesse et douceur, et de ne pas dire de mensonges ou de choses blessantes à quelqu'un d'autre ou à propos d'une autre personne.

Je viens de faire un stage

Je viens de faire un stage Vipassana de 10 jours en juillet 2017 en Thaïlande. Je n’avais pas l’intention de partager mon expérience personnelle mais, suite à certains témoignages étranges, je tiens aujourd’hui à raconter factuellement ce que j’ai vécu pendant ces 10 jours et les résultats que j’en ai tirés.

Il est navrant de lire certains témoignages qui parlent de secte, de dogme et même parfois de brainwashing ! Il serait bon que certaines personnes ouvrent un dictionnaire avant d’écrire sur ces blogs. Les mots ont leur leur importance.

Avant de faire ce stage, je m’étais moi même interrogé sur Vipassana, craignant en effet d’avoir affaire à une secte.
J’ai été très vite rassuré. Dès le départ, il est très clairement expliqué que Vipassana n’est pas une religion ni un courant de pensée, pas même une philosophie.
Vipassana n’est qu’une simple technique de méditation dénuée de tout dogme, croyance, superstition, objet de culte… qui consiste à l’observation toute simple des sensations du corps. Il est même précisé qu’il est possible de méditer tout en étant bouddhiste, catholique, juif, musulman… sans renoncer à sa religion. En revanche, ll est précisé que les croyances qui interdisent le libre arbitre sont incompatibles avec Vipassana.
Par ailleurs, après ce stage de 10 jours, aucun échange avec une organisation quelconque, pas de coordonnées demandées, il n’y a pas d’organisation suivie en dehors des stages, aucune relance pour participer à un autre stage. C’est à chacun de décider de continuer ou non cette pratique qui reste une décision personnelle. Alors, soyons sérieux et oublions ces termes de secte…

Mon expérience :
Durant mon stage, j’ai vécu deux moments absolument incroyables. Une 1ère expérience liée à la douleur physique et une 2e expérience liée à une souffrance morale suite à la mort récente de mon père. Sans rentrer dans des détails très personnels, ces deux expériences ont toutes deux débouché sur des issues absolument magnifiques et très positives.

Concernant l’arrêt en cours de stage, il est fortement conseillé de poursuivre la totalité des 10 jours pour en éprouver les effets véritables. J’ai moi même voulu quitter le centre au 8e jour suite à mon expérience de souffrance morale. J’étais dans l’incapacité de poursuivre mes méditations tant j’étais troublé. Je suis donc allé voir une responsable et lui ai expliqué mon soucis. Avec bienveillance, elle m’a tout d’abord annoncé que ce trouble qui faisait surface était en fait très positif. Elle m’a ensuite conseillé (et non imposé) de participer à la méditation suivante et de décider ensuite de rester ou de partir en toute liberté. Je n’ai jamais été taxé d’esprit faible, ni retenu de force, ni obligé à quoi que ce soit. J’ai donc suivi son conseil et assisté à la méditation suivante. Lors de cette méditation, mon problème s’est transformé en une énorme prise de conscience positive.

Après les 10 jours de stage, retour à la vie sociale. Je suis donc retourné en ville pour rentrer chez moi. Et là, un autre effet inattendu. Je me sentais plutôt bien mais le plus surprenant était de constater que je ne croisais que des visages souriants et bienveillants à mon égard dans les rues et commerces. Au retour chez moi, mes amis m’ont carrément trouvé rayonnant comme ils ne m’avaient jamais vu. Je dégageais apparemment une force et une aura très positive et attirante.

Certains prétendent que cette pratique est sectaire car elle impose de s’y consacrer à 100% en refusant toute autre discipline. Il est vrai qu’il est demandé, pendant le stage de ne se consacrer qu’à la pratique enseignée. C’est encore une fois tout à fait logique. Pour faire un parallèle, imaginons un malade qui va voir un médecin pour lui demander un traitement mais qui, en plus, déciderait de s’auto-médicaliser en même temps. Comment alors constater les effets du traitement du médecin ? J’ai moi même posé la question à une responsable car je pratiquais une autre méditation auparavant (méditation relaxante). J’ai demandé s’il était possible de pratiquer de front les 2 méditations. Elle m’a conseillé de pratiquer l’une ou l’autre de ces méthodes (sans imposer Vipassana) mais de ne pas pratiquer les deux méditations. Là encore, réponse logique et non sectaire.

La participation à un stage Vipassana est une démarche très personnelle qui demande une vraie discipline et une volonté. Il faut vraiment décider de suivre ce stage car la pratique est très difficile surtout les premiers jours.
En revanche, aucune surprise, tout est expliqué dans les moindres détails lors de l’inscription au préalable. Il est donc surprenant que certaines personnes s’étonnent de tel ou tel aspect de l’enseignement ou des règles de vie dans le centre.

Je continue de méditer Vipassana une heure le matin et j’essaye de méditer une heure le soir. Les effets sont toujours là, même s’ils sont moins forts que pendant le stage ou la pratique était plus intensive. Aujourd’hui, j’arrive beaucoup mieux à appréhender mes angoisses, mes colères, les conflits. Mes rapports aux autres sont plus sereins et positifs. J’apporte encore plus d’attention aux personnes qui me sont chers. Et tout cela sans effort particulier. Du coup, mon entourage devient lui aussi plus constructif.
Je suis sujet à de fortes migraines à répétition qui peuvent durer parfois une semaine. Elles ont pratiquement disparues et celles qui persistent sont beaucoup plus légères et se calment sans le traitement lourd que je prenais auparavant.

L’une des clés pour réussir son stage Vipassana est de ne rien en attendre. Il ne faut pas y aller en espérant tel résultat ou telle sensation car c’est la meilleure façon de minimiser les effets et de rater son stage. En pratiquant Vipassana, on ne cherche pas mais on trouve tout naturellement des trésors inattendus.
Il est possible que certaines personnes qui ont été déçues partaient avec des attentes particulières et n’ont pas trouvé ce qu’elles recherchaient.

Je vous souhaite à tous de vous libérer de vos souffrances et de découvrir le bonheur véritable.

Olivier

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