YS III 18 à 20 AW 2018 10 29



YS III de 21 à 33 AW 2018 10 29 Les lumières du Samyam._redimensionner.JPG

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Les lumières du Samyam. Quelqu’un de vraiment confus ne sais pas qu’il l’est. Le sombre n’est pas cimetière mais utérus L’ultime est le perçu de l’instant naissant.

YS III de 21 à 33 Les lumières du Samyam.

Samyam sur le corps sensible, l’énergie (shakti) apparait, le regard se tait, et tout ce qui relève de la dualité disparait (21). Samyam sur le geste, l’action, qu’elle soit proche de son terme ou non, voici la connaissance de la mort et des signes annonciateurs (22). Samyam sur le cœur, voici le déplacement des montagnes (23). et la puissance éléphantesque (24). Et en amont du cœur, voici dévoilement, mystère, subtilité (25). Samyam sur le soleil, voici le jardin de la connaissance de l’univers (26). Sur la lune et les étoiles, voici l’interdépendance de la connaissance (27). Sur l’étoile polaire, voici le dynamisme de la connaissance (28). Il en est de même pour samyam au nombril, voici l’interdépendance des organes. (29). Au creux de la gorge, voici la cessation de faim et de soif (30). Sur le sternum, voici la connaissance de la stabilité (31). Sur le crâne, voici la lumière, la sagesse (32), celle qui englobe tout, ne laisse rien de coté (sarvam) (33).

Commentaires
Samyam lumière de la connaissance. Une vision qui va au-delà du sens optique. Qui emmène plus loin que le regard de l’’égo (individuel ou collectif), plus loin que la vision séparée. Il n’y a pas quelqu’un qui regarde quelqu’un d’autre. Il y a attention. Il n’y a pas un soignant et un soigné. Il y a soin. On ne peut pas commenter. Il faut juste accepter de vivre la modestie que ni le regard ni la guérison ne relève d’un pouvoir personnel, mais d’un pouvoir impersonnel, issu de l’attention et de l’acceptation de la réalité, de l’abdication à ce qui est, ce qui se vit.
Par exemple : Ne pas confondre je suis confus et « je » qui vit la confusion. Le premier je se nourrit de la croyance en la séparation et croit à sa capacité à sortir par lui-même de la confusion. En fait, une personne vraiment confuse ne sait pas qu’elle l’est. La confusion vient du fait qu’elle se croit clair. La nature du je séparé est la confusion.
Le deuxième je est celui du voyant. Tous les proclamés « voyants » qu’on trouve sur le marché de la spiritualité et qui se proclament clairs, voilà la confusion. La clarté c’est de percevoir la confusion. C’est parce que je suis clair que je ressens la confusion, c’est quand je suis détendu que je ressens la tension en moi.
La clarté c’est aimer ce qui est et laisser s’accomplir ce qui doit s’accomplir. Il n’y a rien à changer. Si c’est la tristesse, la tristesse est l’essentiel. Si c’est l’agitation, l’agitation est l’essentiel. Il n’y a pas plus ultime que ce qui est ressenti dans l’instant naissant. Il n’y a rien d’autre. Tout le reste ce sont des « histoires ». Dans l’état séparé le présent sert de véhicule au passé pour déterminer le futur. Par samyam, le présent, vierge du passé, est alors créatif et peut donner naissance à un futur vivant libre inventif imaginatif

Pratiques
Danse méditation de la kundalini. Il n’y a rien à comprendre. Comme toutes les pratiques artistiques corporelles, la danse facilite la perception de l’instant naissant.

Citations
Chaque fois que vous serez dans la face sombre de la Vie, pensez à ceci : respirez et pousser. Le sombre n’est pas cimetière mais utérus. Valerie Kaurs - avocate américaine

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